AUTO-EDITION

 


Qu'est-ce que l'Auto-édition?

 

Il s'agit d'une chaîne du livre évoluant en parallèle avec l'édition traditionnelle.

Les auto-édités ou "indépendants" (on les appelle aussi les "Indés"), sont une nouvelle "race" d'auteurs qui a décidé de prendre en main la fabrication, la promotion et la publication de ses propres écrits. Je me revendique de cette souche émergente d'auteurs. L'auto-édition existe depuis de très nombreuses années, mais elle est souvent restée confinée dans un a priori désobligeant.

Pendant des années, ils étaient considérés comme les « mal aimés » de la chaîne du livre. Nous entendions souvent des remarques comme : « si les maisons d’édition traditionnelles ne veulent pas les éditer, c’est que leurs écrits ne valent rien ». C’est très attristant de lire de tels commentaires.
Ce que l’on oublie souvent, c’est que ces maisons d'édition (pas toutes bien sûr), ne lisent même pas les manuscrits qu’ils reçoivent, parce qu’ils ont « leurs groupes d’auteurs » qui travaillent pour eux de façon régulière et ils n’ont souvent pas de place à offrir à de nouveaux auteurs.


Ainsi, les auteurs indépendants ont dû prendre les choses en main, aidés en cela par d’autres pays (comme les Etats-Unis et le Royaume Uni en particulier) qui reconnaissent les auteurs indépendants à leur juste valeur depuis plusieurs années déjà.  Ils  sont un peu moins pointés du doigt et l’on commence à respecter un peu plus leur travail.  

Il faut garder à l’esprit que l’auteur indépendant est maître de son ouvrage de A à Z, depuis la naissance de son idée d’écriture jusqu’à la mise en vente et la  promotion de son livre. Il est ainsi écrivain, correcteur, graphiste, promoteur et diffuseur de ses écrits. Il travaille en permanence dans un souci de qualité pour le respect de ses futurs lecteurs. De prime abord, cette option parait incroyable. Il faut une sacrée dose d’orgueil pour imaginer s’engager dans une telle aventure! « Pour qui se prend-il celui-là ? Comme si c’était le prochain best-seller!».

Mais en y regardant mieux, cette idée n’est pas si loufoque que ça et c’est une véritable gageure : vous devez vous vendre vous-même, avec vos propres arguments et votre propre sueur, mettre la main à la pâte de A à Z. Et c’est ce qui est fascinant, enrichissant et valorisant.

Votre histoire, vous l’avez écrite, elle est là, elle vous nargue, vous avez pris assez de temps pour vous dire qu’elle n’était peut-être pas parfaite, sans doute pas assez bien écrite, le sujet peut-être peu intéressant...
Peu à peu que, alors que vous vous penchez sur un extrait de chapitre, à la page 39 ou à la page 320, vous ressentez finalement ce petit chavirement de contentement  qui vous pince le cœur… Et pourquoi cette sensation ne pourrait-elle pas être ressentie par des lecteurs que vous ne connaissez pas et qui se trouvent dans n’importe quel coin de France? Pourquoi votre travail, écrit avec votre âme profonde et nue,  ne pourrait-il pas provoquer l'envie de lire cet ouvrage. Pourquoi ne donnerait-il pas le désir, à des amoureux des mots, de poursuivre votre littérature en attendant les prochains livres dont les sujets se bousculent dans votre esprit téméraire? 

Les maisons d’édition auxquelles vous avez envoyé votre ouvrage n’ont pas pris de temps de le lire et vous l’ont renvoyé avec la petite lettre désolée  "typique"; ou bien, il a été détruit parce que vous avez oublié d’envoyer l’enveloppe timbrée pour le renvoi de votre travail.

Alors, vous vous mettez à parcourir le Web à la recherche de « cette » solution que vous aviez quelques réticences à envisager. Vous lisez des témoignages d’auteurs auto-édités qui ont « réussi » et vous vous surprenez à penser que ce n’est pas si fou que ça et que vous pourriez peut-être rejoindre le cercle …

 

L'auto-édition n'est pourtant pas une idée irréfléchie, loin de s'en faut.
Les auteurs, ayant choisi cet axe de vie, sont parfaitement conscients de la montagne de travail qui les attend.

 -> La première chose qui vient à l'esprit est "le parallèle" que l'on ne manquera jamais de faire entre un livre auto-édité et un livre édité par une maison d'édition traditionnelle.

Si l'auteur indépendant veut espérer une quelconque reconnaissance pour son travail, il se doit d'atteindre une certaine perfection. Dans cette notion, j'entends certaines nécessités, qui feront de l’auteur un imposteur s’il ne respecte pas des consignes indispensables. Je distingue les nécessités techniques (écriture elle-même) et les nécessités aléatoires (histoire). Quelles sont-elles ?

1°) Nécessités techniques :

  • Tout d’abord l’orthographe doit être irréprochable. Le français est une langue merveilleuse et difficile. Elle est l’un des trésors de notre long patrimoine historique. Un auteur qui ferait des milliers de fautes d’orthographes dans son récit ne serait pas crédible.
  • La syntaxe et la grammaire. Pour la même raison que l’orthographe, elles sont le fondement d’une écriture lisible et compréhensible. Bien sûr, les bases syntaxiques peuvent être ébranlées (il existe des phrases sans verbe, par exemple), mais elles sont soigneusement utilisées dans des contextes particuliers pour induire une signification savamment étudiée et sont à utiliser avec parcimonie.
  • La conjugaison. Il est tout aussi important d’écrire son récit en suivant une ligne logique de temporalité. S’interroger longuement sur la pertinence du temps ou des temps employés selon que l’on se trouve sur telle ou telle partie de l’échelle chronologique virtuelle de son histoire. 

2°) Nécessités aléatoires :

  • L’idée. Chaque auteur a sa propre manière de concevoir son sujet. Certains possèdent clairement une idée qui trotte dans leur tête et la pose sur une feuille de papier puis réfléchissent à son développement pour atteindre la finalité. D’autres possèdent, au contraire, une fin d’histoire et en développent les causes pour atteindre le point de départ. Dans les deux cas, l’auteur est persuadé de l’intérêt de son sujet pour en faire un livre. Sans une véritable idée, il ne peut pas exister d’histoire, c’est une Lapalissade. Néanmoins, il est tout à fait possible de se casser les dents sur cette notion pourtant si logique et, sans une idée « qui fonctionne », l’histoire peut s’avérer inintéressante. Ainsi, on parle de Pitch. Dans le langage des éditeurs, le pitch est un lancement d’idée : résumer son idée en une phrase tout en y insérant, en quelques mots, l’ensemble de l’histoire jusqu’à sa retombée finale, sans oublier d’y souligner l’intérêt majeur de l’idée, la morale de l’histoire et la notion d’évolution qui est la source initiale de tout sujet d’écriture. Pas facile de faire tout cela en quelques mots ! Et pourtant, cet entrainement est indispensable à l’auteur auto-édité s’il veut espérer se confronter  aux auteurs édités traditionnels.
  • Le développement. Là aussi, il existe autant de manières de développer un sujet que d’auteurs. Pourtant, il existe une nécessité de base : rester logique. Certains aiment à construire des plans avec des flèches qui se superposent, afin de garder sous les yeux la trame de leur histoire et conserver ainsi la logique qui leur permet de se rendre au point B à partir du point A, tout en sachant qu’entre les deux, ils vont développer une succession d’événements qui va perturber cette avancée. Néanmoins, ils doivent toujours logiquement atteindre B à partir de A. D’autres auteurs, encore plus minutieux, créent des tableaux à entrées multiples, souvenirs de notre scolarité, dans lesquels A et B sont consignés, mais également tous les événements intermédiaires avec leurs causes et leurs conséquences qui vont mener de A à B. Ainsi, ils décident d’imaginer, avant le début de leur écriture, les contradictions qui pimenteront leur récit. A charge pour eux de définir les plus efficaces liaisons pour que ces enchaînements deviennent des évidences. D’autres encore ne font aucun plan. Ils ne perdent pas de vue B et y parviendront coute que coute. Mais l’inspiration leur donnera la vision des événements qui surgiront au fur et à mesure de l’écriture. Risqué… oui, mais pas dénué de pertinence si l’on croit, dur comme fer, que les personnages sont là pour créer eux-mêmes l’histoire sous la main de leur auteur ! Et une histoire créée par des personnages qui la vivent, peut aussi être l’assurance d’une histoire qui se tient bien de A à B. Et voilà la meilleure façon de glisser vers « ma » nécessité suivante.
  • Les personnages. L’auteur doit toujours leur devoir une fière chandelle, car ils sont leur gage de réussite… à quelques exceptions près. Pourquoi quelques exceptions près ? Tout simplement parce que les auteurs n’écrivent pas uniquement des romans. Il est des sujets qui n’ont aucun besoin de « vrais » personnages dans la mesure où leur message est philosophique, poétique, scientifique, géographique etc…L’auteur de biographie pourrait être une exception dans la mesure où il parle d’une personne ayant vécu et dont l’essence vitale ne peut être modelée. Tout juste pourra-t-il écrire cette biographie en y insérant son propre ressenti et ainsi « souligner » certains traits du personnage en question, « décortiquer » son histoire pour en faire poindre les attraits les plus subtils qui entraineront les lecteurs dans sa vision de l’âme profonde de son sujet, et lui apporter une aura particulière. Mais je ne parlerai que des auteurs de romans ici. Les personnages doivent avoir leur vie propre comme vous, comme moi. Ils doivent être nés, avoir eu une enfance et avoir une vie d’adulte. Ils doivent avoir leurs forces et leurs faiblesses, leurs croyances et leurs doutes, leurs peurs et leurs espoirs. Ils doivent avoir des souvenirs et une personnalité qui les font agir plutôt comme ci que comme ça. Ils doivent avoir leurs réactions propres face aux événements qui les conduiront de A à B. Là encore, certains auteurs construisent des fiches sur lesquels ils posent des questions essentielles tout autant que des questions subsidiaires et y écrivent les réponses et ce, pour chacun de leurs personnages. Ils les sculptent afin de les connaître parfaitement, ainsi il serait plus aisé pour eux de les faire vivre et évoluer dans leur récit. D’autres auteurs préfèrent la surprise, mais pas de manière désordonnée, car une certaine logique est toujours nécessaire si l’on veut écrire un livre qui ait une chance d’avoir sa place à côté de celui d’un auteur édité traditionnel. Le personnage, de par sa vocation de personnage, vit à un moment donné sous la plume de l’auteur, qui l’a surpris à un point A de son existence. Par le truchement des événements qu’il va être contraint de subir, il va entrer dans une sorte spirale infernale de laquelle il ne pourra sortir que lorsque B aura enfin annoncé la fin de l’histoire. Il sera peut-être totalement transformé ou il sera peut-être conforté dans sa personnalité. Néanmoins, ce qui restera essentiel et que l’auteur ne pourra perdre de vue, c’est la logique dans lequel le personnage devra évoluer pour paraître « crédible » aux yeux du lecteur. A charge pour l’auteur de lui incorporer un peu de sa propre subtilité pour le rendre sympathique, ou au contraire méprisable selon le sujet de son histoire. Mais le personnage doit toujours « interpeller » pour une raison ou pour une autre : soit, il donne envie de s’identifier à lui, soit il donne envie de le détester. Mais l’attrait que provoque le personnage est un gage de réussite essentiel. Il ne faut pas oublier aussi qu’un roman ne contient pas qu’un seul personnage. Il faut soigner tous les autres de la même manière. Bien sûr, certains d’entre eux n’interviendront que sporadiquement dans l’histoire, pourtant la logique de leur présence devra être respectée de la même manière, même si elle ne doit être soignée que sur un laps d temps très court. S’il n’est pas nécessaire de connaître le passé d’un personnage qui n’apparaît que dans un seul chapitre, par exemple, son action doit être tout de même compatible avec la « portion » de sa personnalité qui se découvrira à ce moment de l’histoire.


 -> La seconde chose qui vient à l'esprit est "l’audace, le culot" que l'on associe à l’auteur auto-édité.

Si l'auteur indépendant veut espérer une quelconque reconnaissance pour son travail, il se doit de porter plusieurs casquettes, tout en les assumant avec la même rigueur et la même détermination. L’histoire est terminée, écrite avec cœur, pourtant son histoire commence à peine…et son chemin est semé d’embûches, bien plus que pour l’auteur édité par une maison d’édition traditionnelle. Ainsi, je nommerai « Miroir » cette nouvelle liste de nécessités qui doit être le quotidien de l’auteur indépendant.

Miroir: pour cette liste, je vais opposer les deux visions : AT pour auteur édité par une maison d’édition traditionnelle et AI pour auteur indépendant.

  • Relecture : L’AT ne s’occupe pas de ce genre de choses. Il apporte son histoire qui, si elle est acceptée, suivra la suite logique de l’édition en passant par tous les maillons de la chaîne du livre. Néanmoins, il aura certainement à réécrire des passages pour qu’ils « conviennent » à l’équipe éditoriale. C’est évidemment nécessaire, parce que l’éditeur connaît parfaitement son job et sait rapidement ce qui va et ce qui va moins dans la continuité du récit. Il imposera donc des modifications à l’auteur, parfois des paragraphes, parfois un chapitre entier à revoir. Il peut aussi lui demander de supprimer un personnage qui ne sert à rien, ou de développer la personnalité d’un autre pour « forcir » son impact dans le récit. Quant aux corrections orthographiques ou autres, ce n’est pas le souci de l’auteur mais des correcteurs qui travaillent dans la maison d’édition (ou parfois sont des fournisseurs de services externes).

    L’AI est sa propre équipe éditoriale. Il est ainsi responsable de sa propre relecture. Il peut choisir de se faire aider (si ses finances le lui permettent) par un correcteur professionnel. Il peut trouver de nombreuses propositions en étudiant des sites spécialisés ou des correcteurs free-lance qui se chargeront pour lui de ce lourd et ingrat travail. Ingrat parce qu’il est très difficile, lorsque l’on est auteur et que l’on vient d’accoucher de son nouveau né, d’apprendre qu’il a des malformations. Il faut une bonne dose d’humilité pour cela. Mais, il faut le savoir quand on se lance dans l’aventure de l’autoédition, un livre n’est jamais bon dès le premier jet ! Si l’auteur choisit d’effectuer ce travail lui-même, il doit s’armer de courage et relire son ouvrage comme s’il n’en était pas l’auteur. Et lorsque je dis « relire », je veux évidemment dire « le relire plus de vingt fois » ! En effet, il faut organiser ses relectures pour qu’elles soient efficaces. La première va chercher les simples fautes d’orthographe (un pluriel oublié, un accent de travers, un mot mal orthographié etc…). La seconde va chercher les erreurs de temps (un verbe au présent au milieu d’un récit au passé etc…). La troisième va ensuite vérifier les répétitions (beaucoup de mots sont répétés trop de fois et l’on ne s’en rend pas compte lorsqu’on écrit). La quatrième va revérifier tout ce que les trois autres ont oublié… Les suivantes vont ensuite d’attarder sur la logique de l’histoire (passe-t-elle d’un moment à un autre sans oublier sa continuité ?), sur la véracité d’un personnage (il était fils unique au départ, il est à présent l’aîné de quatre enfants !), sur la nécessité d’un passage ou d’un autre (un paragraphe peut devenir obsolète pour éclaircir la trame de l’histoire), la cohérence des situations et sur l’assurance que B est bien la finalité de A etc… Il ne faut pas hésiter également à faire lire son œuvre à un proche si on ne veut pas le faire lire à une personne Y qui risquerait de vous piquer votre idée (les auteurs sont parfois parano …). Car il arrive un moment où l’auteur, à force de relire et relire encore, perd un peu de son objectivité. Un petit débriefing avec une personne de son entourage et son œil tout neuf, peut faire repartir la machine et pointer sur des erreurs ou illogismes passés inaperçus.

    Quand, enfin, le texte est jugé apte à poursuivre son petit bonhomme de chemin à travers les nécessités de l’édition, l’auteur indépendant peut savourer son plaisir d’être content de son travail. Mais, pas trop longtemps, car il a encore beaucoup de choses à faire…

 

  • Le titre : j’allais oublier cette chose importante qui peut changer le cours de l’histoire. AT et AI l’ont déterminé de la même manière : certains auteurs connaissent le titre de leur œuvre avant même d’avoir écrit la première phrase, d’autre  le voient apparaître au fur et à mesure que leur histoire prend force et d’autre enfin ne le découvrent qu’après avoir terminé leur rédaction. Tous les auteurs s’accordent à dire que son importance n’est plus à démontrer. Un titre va attirer l’œil du lecteur qui choisit le livre qu’il va avoir envie de lire (je parle des autres facteurs de sélection plus loin). Il doit donc être choisi avec soin.
    AT pourra le proposer à son éditeur et même l’imposer, car il apporte son histoire avec un titre tout trouvé (qu’il l’ait trouvé au début ou à la fin de l’écriture de son livre), mais l’éditeur pourra changer ce titre pour le rendre plus aguicheur ou parce qu’il trouvera que le titre initial ne « parle » pas assez du contenu de l’histoire (ou en parle trop…). Libre à AT de l’accepter ou non, mais il ne doit pas perdre de vue qu’il a un contrat avec la maison d’édition et qu’il sait qu’elle fera  tout pour que son ouvrage ait les meilleures chances d’être vendu par le plus grand nombre.

    AI peut aussi demander de l’aide à son entourage, mais il sera le seul décisionnaire de ce précieux titre. A charge pour lui de faire le bon choix, qu’il le change ou qu’il garde le même depuis le début de son aventure…

 

  • La couverture : AT délègue ce nouveau travail à l’équipe d’illustrateur de la maison d’édition. Là encore, il a son mot à dire bien sûr, il donne sa propre vision de sa couverture. L’éditeur est libre de l’accepter telle quelle. Mais, bien souvent les maisons d’éditions possèdent leur image de fabrique, l’aspect de la couverture est une chose subtilement paramétrée et difficilement négociable.

    AI est donc maître de l’habit qui va porter son histoire jusqu’à ses lecteurs. Il veut évidemment le ciseler à son gout. Là encore, il est libre (selon ses finances) de s’adresser à des illustrateurs professionnels qui l’aideront dans ses choix, mais qui réaliseront ce qu’il veut. Pour l’auteur solitaire, il va pouvoir la créer (grâce à des logiciels informatiques par exemple) chez lui, avec ses propres idées : une image (libre de droits) et des mots. En étudiant la couverture des livres qu’il possède dans sa bibliothèque, il va en comprendre les « règles incontournable » (titre, nom de l’auteur…) afin de rester dans la « normalité » de ce qui se fait tout en apportant sa touche personnelle.
    Mais l’écrin d’une histoire n’est pas simplement une couverture sur le devant. L’habit comprend une couverture, une tranche et une 4e de couverture.
    L’auteur va retourner à sa bibliothèque pour étudier tout cela. La tranche est importante dans le sens où, aligné entre d’autres ouvrages, son livre doit comporter tout ce qui est nécessaire de savoir pour qu’une main le saisisse : le titre, le nom de l’auteur et le sigle de l’éditeur. Cela peut paraître anodin, mais une tranche doit être soignée tout comme la couverture de face. Pour la 4e de couverture, c’est encore une nouvelle épreuve pour l’auteur.

 

  • 4e de couverture : L’importance de celle-ci est capitale pour l’auteur et ne doit pas être traitée dans l’urgence. Elle doit être murement réfléchie, car c’est elle qui sera lue par les lecteurs avant même qu’ils aient ouvert la première page intérieure.
    AT n’est souvent pas le rédacteur de la 4e de couverture. C’est un travail à part entière, souvent dévolu à des professionnels de l’équipe éditoriale. Elle doit attirer le lecteur en lui servant une recette inédite, dont le secret ne peut être dévoilé, une pincée d’épice rare pouvant faire toute la différence.  Elle doit offrir un gout de nectar subtil pour amener le lecteur à vouloir absolument ce livre plus que tout autre.

    AI doit avoir la même vision en tête en rédigeant lui-même sa 4e de couverture, en se voulant concis, puisant les mots justes qui provoqueront le désir de lire. Choisira-t-il un paragraphe extrait de son livre ? choisira-t-il le pitch qu’il aura imaginé à l’orée de sa rédaction ? Choisira-t-il de résumer en quelques mots le début de son histoire et de finir en une question sur l’issue de celle-ci ? Tout est possible, rien n’est obligé, sauf d’interpeller le lecteur et lui donner envie de lire ce livre au lieu d’un autre. AI ne doit néanmoins pas oublier, comme il l’aura fait pour la couverture devant, de penser sa 4e de couverture comme un éditeur qu’il est, en y ajoutant les données indispensables comme le titre, l’auteur, le sigle de l’éditeur, mais aussi le prix du livre et le n°ISBN. Voila la liaison toute trouvée pour accéder à la « nécessité miroir » suivante.

 

  • Les formalités : AT est à une place de la chaîne du livre. Son éditeur en est le premier maillon, je dirais même qu’il est le maillon principal et le fermoir qui s’y accroche, puisque l’aventure part de lui et revient à lui. Un éditeur a inscrit sa maison d’édition au registre du commerce et il lui appartient de lui donner un nom,  un sigle, il lui donne une existence propre. Il est inscrit à un organisme l’AFNIL (une société qui reconnaît les éditeurs et leur attribue un n° d’éditeur à 7 chiffres). Cette même société attribue un n° ISBN à chaque œuvre, ce numéro est composé des 7 chiffres d’éditeur, et de 6 autres chiffres qui déterminent la place d’un livre dans leur maison d’édition afin que le livre possède un numéro unique. Il sert aussi à authentifier qu’un livre est bien le travail d’un auteur donné.
    Le livre doit ensuite être déclaré à la Bibliothèque National de France (BNF), un organisme qui répertorie tous les livres et leurs donne une existence officielle. C’est lui qui permet ainsi aux librairies de passer commandes pour leurs clients. C’est une phase administrative que ne connaît pas l’AT (il s’y intéresse bien sûr, mais n’intervient pas).

    AI a tout intérêt à se rapprocher de l’AFNIL et de la BNF. C’est d’ailleurs un passage obligé pour qui veut publier, même en autoédition.
    L’auteur indépendant qui s’inscrit à l’AFNIL est automatiquement répertorié comme « Editions X » et possède son numéro d’éditeur à 7 chiffres. Mais il peut tout aussi bien créer une marque de fabrique tout en conservant son nom. Par exemple, j’ai choisi personnellement de nommer la mienne: « Ed. DG&Patte de Velours ». Ainsi, je conserve mes initiales pour mon nom inscrit à l’AFNIL, tout en allongeant ma propre formule d’éditrice indépendante.
    Concernant les numéros d’ISBN, l’AI doit avoir à l’esprit que son ouvrage ne sera certainement pas le seul (sinon, pourquoi faire tout cela pour un seul livre à faire paraître). Il doit aussi être conscient qu’il peut éditer son livre en version papier et en version numérique. Pour chaque version, il doit associer un numéro d’ISBN différent. Ainsi, en contactant l’AFNIL (par mail, c’est plus rapide), il doit demander directement plusieurs numéros. En général, on lui en attribuera une dizaine.
    Son livre imprimé, il devra lui-même en expédier un exemplaire à la BNF pour être immédiatement référencé sur la base connue sous le nom de DILICOM (catalogue national des libraires).

    On parle aussi souvent de protection de l’œuvre écrite. Il est vrai que tout auteur doit pouvoir attester à tout moment que son œuvre est inédite. De même, il doit pouvoir être protégé s’il découvre, par hasard, un ouvrage dans lequel il pourrait reconnaître tout ou partie de ses propres écrits. Pour cela, il est préférable de s’adresser à des organismes compétents (ils ne le sont pas tous). Certains diront qu’il n’est pas nécessaire de passer par cette étape à partir du moment où un livre est édité avec un n° d’ISBN avec une date d’édition. C’est vrai, mais tous les auteurs n’éditent pas leur ouvrage immédiatement après les avoir écrits. Ils vont peut-être envoyer leur texte sur des blogs, sur leur site, à des maisons d’édition etc… avant de se lancer en indépendant. D’où la nécessité de faire le nécessaire pour se protéger durant cette période un peu floue. D’autant que le prix n’est pas élevé pour un maximum de sécurité (je ne veux pas faire de publicité dans la rédaction de cet article, mais je ne peux que conseiller de faire des comparatifs et de privilégier les sites français métropolitains). Enfin, lorsque tout cela est réglé – et ces quelques procédures administratives sont le moindre mal pour les AI –, il faut passer au plat de résistance.

 

  • Impression : C’est à partir de là que le fossé se creuse entre ses deux côtés du miroir. L’AT peut rester tranquillement chez lui à se détendre en patientant, car son éditeur et son équipe réalisent pour lui tout le travail qui va aboutir aux jolis volumes rutilants. L’imprimeur connaît l’éditeur et ses exigences, il travaille pour lui parfois depuis la naissance de la maison d’édition. Il a un nombre de livres à imprimer, 5000 ou 100.000 et ils seront prêts en nombre et en heure.

    AI part à la chasse aux imprimeurs. Il doit comparer les devis. Mais, pour faire un devis, il doit pouvoir expliquer précisément ce qu’il veut : nombre d’ouvrages (il vaut mieux commencer par imprimer un nombre restreint, 100 ou 200 ou 500), dimensions du livre et nombre de pages (il va falloir  s’attacher à la mise en page proprement dite, en modifiant la taille des pages et la pagination, la typographie, la présentation des chapitres), qualité du papier (s’en référer à l’imprimeur, mais on choisira le papier bon marché sans doute), la couverture (l’auteur la fournira en fichier adéquat, ou préférera laisser l’imprimeur la réaliser pour lui en lui montrant l’image de ce qu’il veut, car il saura l’améliorer en conservant ses desiderata), la 4e de couverture avec les indications nécessaires (prix du livre, n°ISBN qui générera le code barre).
    Les devis en mains, il peut être possible de négocier en faisant marcher la concurrence ou d’obtenir la promesse d’une ristourne sur un prochain ouvrage qui viendra quelques mois plus tard, des marque-pages gratuits par exemple aussi… 
    Mais, il est bien évident que l’AI ne pourra pas éviter de sortir son porte-monnaie pour imprimer ses ouvrages. Il est intéressant néanmoins de signaler que les imprimeries désormais, prennent en compte les AI en proposant leurs services à moindre coût. Et il est également nécessaire de préciser que les nouvelles techniques d’impression actuelles sont beaucoup moins chères qu’avant, car elles utilisent des fichiers pdf (c’est souvent le format demandé) pour une impression numérique. Ce qui veut dire que les paramètres d’impression établis, plus on imprime d’ouvrages, plus le prix de revient diminue. De plus, on peut imprimer 100 ouvrages un jour et recommander 100 ouvrages quelques mois plus tard pour un prix plus bas puisque le fichier est conservé dans la base de données de l’imprimeur et qu’il n’engage plus les frais initiaux pour le remettre à l’impression.

    L’AI peut aussi contourner cette étape en éditant son ouvrage en e-book. Là, évidemment, de nombreuses plateformes internet existent qui permettent à des auteurs indépendants d’être édités à moindre frais. Je n’en ferai pas non plus la publicité dans cet article car chacun peut faire ses propres recherches. Néanmoins, je suis de ceux qui estiment que le numérique est un complément du livre papier. La fierté d’un auteur indépendant qui tient, entre ses mains, le livre qu’il vient de réaliser lui-même, est un sentiment qui vaut la peine d’être vécu. Car c’est une fierté sans l’orgueil démesuré que l’on lui associe souvent,  mais plutôt le plaisir d’avoir atteint son but. C’est un objet merveilleux, un livre. On le touche, on le feuillette, on l’aperçoit dans sa bibliothèque ou il trône sur notre bureau ou sur notre table de nuit. Il est accessible à tout moment, on le sent, on sait qu’il a vu le jour grâce à notre persévérance et à notre passion. Le toucher c’est passer du rêve à la réalité. Le livre numérique ne nous appartient pas, comme il n’appartient pas non plus au lecteur, car il est impossible d’avoir les mêmes sensations qu’avec un livre papier. Il est accessible sur un appareil connecté mais il n’a pas de place sur une étagère, dans notre espace vital et c’est dommage. C’est pourquoi, je conseille de faire imprimer des livres papier, même en nombre réduit, pour ce plaisir à nul autre pareil de le voir, de le toucher, de le sentir être à soi et de pouvoir le faire parvenir soi-même aux lecteurs qui le désirent…Mais, même après cela, l’AI n’est pas encore au bout de ses peines…

 

  • La promotion : Au sujet de ce paragraphe, je peux dire que le miroir devient un véritable palais des glaces.
    Et je suis encore obligée de dire que l’AT bénéficie de toute une équipe qui agit à sa place pour promouvoir son livre. La maison d’édition (bien sûr, les grandes ont beaucoup plus de possibilités que les petites) a l’avantage de connaître les ficelles et surtout d’avoir de nombreuses portes qui s’ouvrent devant elles. Elles disposent de professionnels de la communication en leur sein, dont le travail consiste à faire la publicité de l’ouvrage sur de nombreux supports audio-visuels : journaux et revues spécialisées, radios et télévisions, salons du livres et autres manifestations en rapport avec la littérature, y compris les réseaux sociaux et les sites à larges audiences littéraires, sans compter les concours aux divers Prix Littéraires… Elles possèdent, en outre, un service professionnel spécialement dédié au démarchage, des représentants qui compétents qui font que l’ouvrage de l’AT se trouve sur les étalages de presque toutes les librairies et grandes surfaces de France.

    A ce stade de son travail, l’AI peut être totalement démoralisé car ses compétences sont limitées en manière de promotion. De nombreuses portes lui sont encore (et grandement hélas !) fermées. Il ne pourra pas prétendre participer à une émission de TV littéraire par exemple, il ne pourra pas participer à des Salons du livre (bien que, maintenant, une petite brèche existe au Salon du livre de Paris notamment, où timidement, l’autoédition commence à pouvoir être représentée), et encore moins espérer un Prix Littéraire. Ses lieux de promotion se résument bien souvent aux réseaux sociaux et aux blogs dédiés, ainsi qu’à son propre site internet qu’il aura pris soin de créer déjà et de développer régulièrement. Il peut aussi démarcher lui-même dans les librairies des environs mais son périmètre restera toujours restreint. Il peut aussi proposer des séances de dédicaces pour rencontrer ses lecteurs. Mais, dédicacer ses livres signifie avoir déjà un certain lectorat non ? 

    Les auteurs indépendants ont cependant plein d’idées intéressantes et offrent des ouvertures à toute leur « corporation », sans préjugé ni préférence (et non pas à quelques privilégiés, comme les maisons d’édition traditionnelles qui n’agissent que pour le bien de leurs propres poulains et non pas pour tous les auteurs). Ils savent s’investir personnellement pour s’entraider mutuellement… Ainsi voit-on fleurir depuis quelques temps des « Salons des Indés », des « Marchés de l’auto-édition », des « site-librairies online spécialement dédiés aux Indés » et des « blogs qui aiment les Indés »… Certains se sont aussi frottés à la mise en place très périlleuse de « Concours littéraires pour les Indés ». Toutes ces magnifiques initiatives nous aident tous à aller de l'avant et à nous imposer petit à petit dans le coeur des lecteurs. 

    Bien sûr, on peut aussi saluer l’aide précieuse de certaines plateformes d’achats internet, telle que Amazon, FNAC etc… mais sous une certaine réserve. Car, si elles permettent de mettre en vitrine de nombreux AI, elles restent néanmoins assujetties à une marge de bénéfice qui leur est importante. Et, de l’avis de nombreux usagers de ces plateformes, les AI  y sont certes les bienvenus (leurs ouvrages sont toujours plus abordables que ceux des AT), mais surtout, elles savent qu’ils ont de plus en plus de succès et sont donc un apport de revenus non négligeable.

    En écrivant cette partie, je suis consciente qu’avec ma toute petite expérience, il reste de nombreux points en suspens, ou des idées imprécises. Aussi, je serais ravie d’avoir l’avis d’autres auteurs indépendants pour compléter cet article.  Ainsi, j’invite tous ceux qui trouveront un intérêt à cette prose, de m’aider à le compléter en me faisant part de leurs avis et conseils. J’aurai plaisir à les insérer dans ce texte en les nommant bien entendu. Et je remercie d’avoir tous ceux qui voudront bien se prêter à ce petit exercice, visant à aider d’autres auteurs qui, comme nous, choisissent l’autoédition pour partager leur passion de l’écriture.

    Cet article n’irait pas jusqu’au bout si une dernière notion miroitante n’était pas intégrée ici, celle des revenus perçus par l’AT et par l’AI.

 

  • Revenus : Evidemment, la différence peut être flagrante entre les deux. L’AT perçoit en général 8% du prix du livre, alors que l’AI en perçoit, non pas 100%, mais environ 70%.

    L’AT ne touche que ses droits d’auteur, le reste est divisé entre les différents acteurs de la chaîne du livre, l’éditeur et son équipe éditoriale, l’imprimeur, l’illustrateur, le correcteur, le promoteur, le diffuseur… cela fait du monde à rétribuer. La consolation de l’AT est de se dire, qu’à part écrire son livre et donner son avis quant aux corrections et à la couverture, le plus gros du travail a été fait sans lui et qu’il n’a pas débourser un €, sauf peut-être pour envoyer son ouvrage aux maisons d’édition en amont, et avoir mis de l’essence dans sa voiture pour se rendre au rendez-vous de l’éditeur qui a accepté d’éditer son livre. Pour justifier ce revenu, l’AT doit à présent se montrer sur des plateaux de TV, dans des salons, répondre à des interviews etc… rencontrer d’autres auteurs et des lecteurs pour des séances de dédicaces quel que soit l’endroit où il est convié, faire peut-être quelques conférences aussi…
    Mais, il ne faut tout de même pas oublier que, si 8% d’un livre représente peu, 8% de 20.000 ou 100.000 livres est bien plus conséquent ! Et toute cette mécanique bien huilée est tournée vers cette nécessité de vente, la rentabilité est obligatoire, sinon l’auteur n’est pas certain de perdurer. Et si la maison d’édition n’obtient pas les chiffres escomptés, l’AT aura peut-être une seconde chance, mais guère plus…

    L’AI ne perçoit pas 100% comme on peut le penser. Si l’on veut rester crédible, à travers le miroir, il est nécessaire de comptabiliser les frais qu’il engage et les déduire de ses revenus. Ainsi, j’estime personnellement à 30% du livre, le montant qui revient à l’imprimeur. Si aucune autre dépense n’a été effectuée (pas de correcteur professionnel, pas d’illustrateur externe, pas de publicité autre que les réseaux sociaux, blogs et site personnel gratuits), 70% de revenu est très appréciable.
    Néanmoins – et je pense que tous les AI seront assez d’accord avec moi – il est très rare de vendre des milliers de livres en autoédition. Toutefois, avec un peu de confiance et un vrai travail de prospection et de publicité telle que précisée plus haut, il est possible de rentrer dans ses frais assez aisément. D’autant, qu’en choisissant de compléter la version papier par une version e-book, les revenus générés par ces derniers sont alors considérés comme des bénéfices à 100% (moins la marge de la plateforme évidemment). Dans ces conditions, un AI qui débute, peut espérer être bénéficiaire après avoir vendu une quarantaine de livres papiers (augmenté de quelques revenus e-book). Charge à lui de garder son lectorat en haleine en lui proposant un futur ouvrage et de gagner de nouveaux adeptes en continuant de promouvoir ses écrits et en invitant les premiers lecteurs à en parler aussi.

    J’ajouterai que l’AI qui « se plante » la première fois, saura analyser ses erreurs et les évitera la prochaine fois. La motivation de faire mieux ne doit pas le quitter. Car tout part d’une idée d’écriture et c’est ce qui donne à l’auteur sa raison de vivre. Il doit toujours mettre en avant, sa passion, et il doit écrire parce que créer est son moteur. Ensuite, il est à même de pouvoir estimer si son ouvrage est capable de plaire ou non. Et il décidera de le publier en autoédition ou d’envoyer son texte à des maisons d’édition. Il choisira quelle est l’aventure la plus intéressante ou la plus palpitante à suivre à ses yeux. Mais, il doit rester persuadé qu’il est apte à apporter du plaisir à des gens pour qui la lecture est un besoin et une nécessité.  Je reste convaincue que les gens qui se lancent dans l’autoédition avec sérieux et motivation, sont de vrais auteurs.

 

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Je lis parfois des slogans (de gens qui ne connaissent d’ailleurs rien aux difficultés des auteurs indépendants) dire que « tout le monde peut écrire un livre et le faire éditer ». C’est faux ! Des personnes essayent d’écrire en se disant que ce n’est pas une épreuve insurmontable, mais je suis sûre qu’ils n’oseront jamais aller plus loin quand,  en leur foi et conscience, ils ne sont pas « auteurs » dans leur âme profonde. C’est pourquoi, je sais que les auteurs autoédités ou indépendants sont des auteurs qu’il ne faut pas ignorer. Ils jouent leur vie aux dés ou se jettent sans filet dans la gueule des loups prêts à en découdre.

Comme je disais au début de cet article, les auto-édités sont une nouvelle « race » d’auteurs, mais ce sont avant tout de vrais auteurs qui ont leurs messages à transmettre. Et s’ils ne sont jamais invités sur un plateau de télévision pour parler de leur dernier ouvrage paru, ils ont de nouveaux mondes de rêves à nous faire découvrir, de nouveaux horizons d’évasion, dont ils pourraient parler pendant des heures. Et si on leur en laissait la possibilité (j’ai écrit à François Busnel dont j’apprécie énormément l’émission du jeudi soir sur France 5 « La Grande Librairie ». Je voulais avoir son avis à propos de l’autoédition et proposer l’idée d’une éventuelle prochaine émission invitant des auteurs indépendants. Hélas, à ce jour, je n’ai eu aucune réponse de sa part.), je suis certaine qu’ils sauraient ravir un public….

Affaire à suivre…