DECISION PRISE : LE PROJET DEMARRE

 

Voilà, j’ai décidé de mon sort : je me lance dans cette aventure de l’auto-édition.


J’ai trouvé un excellent livre de chevet, pour m’aider dans toutes les étapes et je vous le conseille: 

« J’ose éditer mon livre (réussir son livre de l’écriture à la vente)» de Lorenzo Soccavo, aux Editions Entrecom (2004)

Il est peut-être un peu ancien mais très dans le vent. Je dis « ancien » parce chaque chapitre conseille des liens vers des sites internet  qui, parfois, n’existent plus malheureusement. Mais le principal y est et tout y est très intéressant.

                                              *****

1°) LA RELECTURE

C’est une étape très importante et qu’il ne faut pas laisser au hasard. Il est toujours possible de faire appel à un spécialiste, « un correcteur » qui vous fera certainement un travail minutieux mais cela représente un coût non négligeable.
Personnellement, pour mon premier ouvrage, je me suis donné pour ligne de conduite de ne dépenser « que pour ce que je n’étais pas du tout capable de faire ».

Alors, je me suis mise à la tâche : la relecture… ou plutôt les relectures. En effet, en une fois, il n’est pas possible de « tout » voir. Je me suis organisée pour effectuer mes relectures suivant un ordre :

1ère relecture : les fautes d’orthographes « grosses comme une maison » et les fautes de frappes évidentes.
2ème relecture : les tournures de phrases un peu lourdes et les phrases complètement inutiles pour le récit (j’ai même remanié quelques paragraphes pour la fluidité du récit).
3ème relecture : re-fautes d’orthographes plus fines et re-fautes de frappe (oubli de point, de majuscule, d’espace entre deux mots, inversion de lettres, accords de participes passés—importants et rebelles parfois—etc…)
4ème relecture : aération des paragraphes, gestion des dialogues avec bon positionnement des tirets etc… , contrôle des chapitres (les n° se suivent tous… eh oui, je me suis rendue compte que j’avais un chapitre 7 et un chapitre 9 et pas de 8 ! Ça arrive!).
5eme relecture : contrôle des mises en pages (il faut savoir que chaque chapitre doit démarrer sur une page impaire… alors il faut ajouter une page blanche dans le cas où un chapitre tomberait normalement sur une page paire…). Calcul total du nombre de pages : il faut penser aux pages avant le texte (une page blanche, une page de titre avec nom de l’auteur, une autre page blanche sur laquelle figure en bas le copyright et le n° ISBN , une autre page éventuelle pour les dédicaces (les auteurs en font souvent, moi j’ai voulu le dédicacer à ma maman, puis à mes deux amies d’enfance qui me soutiennent depuis plus de 35 ans, à mes enfants et enfin à mes futurs lecteurs), puis enfin le texte commence sur une page impaire (en fait la page 5 ou 7 selon ce qu’on a fait avant), et il faut penser à une page blanche en fin de livre, pour que l’imprimeur y note ses coordonnées et la fin d’impression et le dépôt légal.
Et il ne faut pas oublier : le nombre de pages final doit être un multiple de 4 pour les imprimeur. Alors, à la calculatrice. S’il manque une ou deux pages, il faut en rajouter des blanches, c’est le mieux..
6eme relecture : pour une vue d’ensemble.

Je parle de ces relectures, mais il est évident que j’ai du relire mon livre une bonne vingtaine de fois en tout… fastidieux pour 420 pages, mais vraiment nécessaire, je m’en suis rendue compte après. Et si je n’avais pas pris le temps de le faire, je m’en mordrais les doigts, vu tout ce que j’ai corrigé… ! Mais cela ne m’a pas fait dépenser d’argent pour cette première étape.

Et dire que j'en ai vu encore... des coquilles... sur le produit fini... Quelle honte pour moi, j'enrage...

 

2° ) RECHERCHE DE DEVIS IMPRIMEUR


Cette étape a finalement été assez rapide : j’ai contacté huit imprimeries (dans ma ville et sur internet). J’ai fait la même demande à tous : 100 exemplaires d’un livre de 420 pages, noir et blanc, en format A5, avec couverture en quadrichromie fournie par mes soins, en papier standard 80gr…

J’ai eu des réponses qui m’ont abasourdie: les prix se sont étalés du simple au triple !!! Impressionnant!

Alors, j’ai sélectionné les deux tarifs les plus compétitifs (un près de chez moi, et un sur internet se trouvant à six cents kms): le premier imprimeur m’a fait une proposition intéressante, avec une remise exceptionnelle pour « nouveau client ». Le second imprimeur avait un tarif encore plus bas. Ma décision allait être prise, c’est alors que la première m’a fait une proposition encore plus basse. Je ne pouvais que me rendre à l’évidence, la première imprimerie faisait vraiment des efforts et le contact téléphonique était vraiment sympathique.

Alors, ma décision était prise : j’allais faire éditer mon livre chez COPY MEDIA. J’ai réglé la moitié du devis à l’acceptation de celui-ci et le solde devrait être réglé à la livraison...
Non non... je ne vous dirai pas combien ... C'est à vous de faire vos recherches personnelles pour votre propre auto-édition. Par contre, vous avez le lien de cette imprimerie dans la rubrique "liens".

Première étape effectuée.

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Mais, il y a beaucoup de choses à faire en parallèle.

3°) LA PROTECTION DE L'OEUVRE

Tout d'abord, lorsque l'on édite un ouvrage (que l'on soit une maison d'édition ou un auteur auto-édité), il faut protéger son oeuvre afin de ne pas risquer d'être plagié et de pouvoir justifier pleinement de nos droits d'auteurs.

Pour se faire, il existe plusieurs adresses : la plus connue est la SGDL (Société des Gens de Lettres). Voir l'adresse dans la rubrique "LIENS-DIVERS". 

Il existe aussi la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques). Ici les auteurs ne sont pas uniquement ceux qui écrivent des textes de chansons, mais bien tous types d'écrits.

Mais, pour ma part, j'avais déjà un compte dans une autre société : la SNAC (Société nationale des auteurs et des compositeurs)  car j'avais protégé des textes de chansons quelques temps auparavant. Cette société de protection d'écrits est surtout destinée à des oeuvres musico-théâtrales mais, étant donné que mon roman pouvait être considéré comme une oeuvre scénaristique, elle entrait néanmoins dans le cadre de leurs activités (je l'ai vérifié auprès de leur secrétariat afin d'être tout à fait rassurée).

Selon la société de protection que vous choisissez, tout est notifié sur leurs sites internet pour les démarches. Il est même maintenant possible de protéger ses écrits par envoi de fichier numérique. C'est une très bonne initiative et beaucoup moins contraignante que la formule "physique".

Une fois cela réalisé, vous pourrez prétendre à l'inscription du Copyright sur votre ouvrage final.


Une autre démarche importante pour tout auteur est d'être inscrit à l'AFNIL (coordonnées dans mes "LIENS -divers").

L'AFNIL est une société qui vous reconnait "éditeur" (un auteur auto-édité est l'éditeur de ses propres écrits) en vous octroyant un "numéro d'éditeur" à 11 chiffres et qui va déterminer ensuite les numéros d'ISBN pour chacun de vos ouvrages édités (2 chiffres supplémentaires mais différents pour chaque écrit). 
La demande peut se faire via internet. Il suffit de télécharger le document "demande de n° ISBN pour un auteur auto-édité" (ce document est différent de celui des maisons d'édition, ne vous trompez pas). Vous le remplissez correctement et vous le renvoyer par mail à l'adresse indiquée. 
Le délai d'attente est généralement d'une dizaine de jours. Personnellement, j'ai eu mes numéros en quatre jours. 
Un conseil: ne demandez pas un seul n° ISBN. A la question : "combien d'ouvrages comptez-vous publier par an?", répondez au minimun 5 ou plus. En effet, pour un ouvrage, vous utiliserez plusieurs n° ISBN (1 pour la version papier, 1 pour la version e.book si vous avez l'intention de le diffuser également sur ce support). Et, si vous comptez écrire votre prochain ouvrage dans l'année, vous aurez donc déjà besoin de 4 n° ISBN différents... Vous comprenez..

4°) LA PROMOTION

Une tâche très ardue attend l'auteur qui opte pour l'auto-édition : promouvoir son oeuvre.

Ce qui est une suite logique et rodée depuis longtemps pour un Editeur ayant pignon sur rue, ne l'est absolument pas pour le novice auteur auto-édité. Alors que de nombreuses portes s'ouvrent pour le premier, ces mêmes portes sont à enfoncer pour le second.

Avant même que les exemplaires de votre livre sortent de l'imprimerie, il faut penser à la diffusion et à la distribution de ses ouvrages.
On a bien décidé de faire tout ça tout seul? Et pour quelles raisons un auteur auto-édité ne peut pas se permettre de faire appel à des professionnels de la distribution-diffusion? Parce que cela coute très cher d'une part (le distributeur prend environ 20% du prix du livre ) et surtout le distributeur-diffuseur est habitué à brasser des collections importantes pour des éditeurs avérés pour lesquels il est sûr de gagner de l'argent. Lorsqu'il sera en face  de ses lieux de diffusion habituels (libraires, grandes surfaces etc...) il prendra beaucoup de temps à faire l'éloge de la collection "Untelle" de la maison d'Edition "Trucmuche" pour que ses livres soient mis sur les rayons, et ne parlera de votre petit ouvrage "Tout seulet" que s'il lui reste un instant et, dans la plupart des cas, le libraire ne souhaitera peut-être pas le prendre en stock chez lui. 

Alors, il faut prendre le taureau par les cornes et s'occuper de ses affaires soi-même. Bien sûr, la diffusion risque d'être très restreinte : je suis moi-même déroutée par ces difficultés immédiatement rencontrées.

Bien sûr, il y a votre sympathique librairie-papeterie-buraliste de quartier qui acceptera de prendre quelques livres en dépôt vente, en jouant la carte de la proximité de l'auteur (c'est un auteur du quartier qui publie son livre, cela peut intéresser les gens qui passent régulièrement acheter leurs cigarettes ou leur quotidien), et peut-être une ou deux autres qui sont un peu plus éloignées mais restent néanmoins proches de vous et vous reconnaissent parce que vous y passez parfois.

Mais après?

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Les ouvrages imprimés vont être livrés bien avant d'avoir créé un listing de lieux de diffusion !

Alors internet est peut-être un bon compromis. Quoique cela n'est pas si vrai en définitive.
Pourquoi? Parce que, avec un petit ouvrage à publier (pour le moment), vous ne pouvez pas prétendre entrer dans la catégorie "pro" et donc, il sera également très difficile de parvenir à diffuser sur les sites où vous étiez presque certain d'apparaître: je veux parler de sites comme "Amazon", "la Fnac"... pour lesquels un "compte pro" est payant mensuellement + les commissions sur les éventuelles ventes (mais, si vos ventes sont égales à zéro, vous payez quand même votre écot chaque mois).

Encore une fois, pour une maison d'édition, cela n'est que broutille... et pour l'auteur auto-édité un gouffre !

Alors, il faut en priorité créer son SITE INTERNET PERSONNEL.
Vous en avez un exemple ici : sans vouloir faire de la publicité, cet hébergeur e.monsite est excellent à tous points de vue : énormément de fonctionnalités (en version gratuite) et votre site est clinquant très vite par son aspect et tout ce qu'on peut y faire. Passer à la version "pro" n'est pas du tout onéreuse et permet aux gens qui viennent visiter votre site de ne plus tomber sur d'intempestives et désagréables publicités qui vous sautent aux yeux.

( Voilà, j'ai terminé la pub pour e.monsite, j'espère que l'équipe appréciera... je plaisante... j'aime vraiment beaucoup me servir de ce créateur de sites internet et je l'utilise depuis de nombreuses années pour d'autres sites créés ici également).

Un site internet vous donne une certaine crédibilité, mais il faut s'en occuper très régulièrement, pour l'étoffer, le rendre intéressant et le mettre à jour souvent pour que votre activité d'auteur soit toujours d'actualité. Et si ce site vous offre la possibilité de créer une petite boutique pour vendre vos livres (comme le mien bien sûr), c'est déjà une très bonne chose, c'est une petite entreprise qui ne nécessite pas encore d'enregistrement au régime du commerce. Il faut pouvoir aussi le diffuser sur le net en n'hésitant pas à naviguer sur la toile à la recherche d'autres sites où les rapports peuvent être étroits et permettre une "coopération" en créant des liens réciproques.

Il est intéressant aussi d'apparaître sur les réseaux sociaux (Facebook par exemple qui est connu de vraiment beaucoup de monde, il est simple de créer un compte, une page, un groupe et de faire des liens avec son propre site internet). 

Ensuite, il est possible de créer un compte sur des sites de vente que tout le monde connait : "ebay", "priceminister", "le bon coin", "vivastret" etc... Evidemment, ce n'est pas très "professionnel" et l'on peut croire que vous vendez "vos occasions" mais, je pense qu'il ne faut rien négliger et peut-être que certaines personnes aiment partir à la recherche de "surprises" sur ces sites marchands abordables par tous. Alors, pas de honte à y figurer...C'est toujours un endroit où l'on peut vous trouver, où vous pouvez afficher l'image de couverture de votre livre et insérer l'adresse de votre site...

Enfin, la presse (contacter des journalistes succeptibles de vous accorder un article dans leur rubrique spécialisée, mais cela se prépare minutieusement et n'est pas certain d'aboutir, il faut compter sur le "vecteur chance ou apparaître au bon endroit au bon moment), les salons du livre (difficile de se tenir sur un petit guéridon avec une trentaine de livres devant vous à attendre que des lecteurs s'intéressent à vous après qu'ils aient feuilleté les best seller de la maison d'édition à votre droite aussi énorme qu'un bulledozer et la collection centenaire de la maison d'édition stratosphérique à votre gauche, mais parfois ça marche parce que justement beaucoup de gens préfèrent de plus en plus l'intimité d'un auteur accessible), les séances de dédicaces (votre sympathique librairie-papeterie-buraliste du quartier peut-être ou bien compter sur le journaliste que vous avez pu intéresser plus haut et qui connait du monde)...  

5°) L'IMAGINATION

Je pense qu'à ce stade, il faut aussi de l'imagination, du culot et de la motivation.

Mais il est difficile de faire l'éloge de ses propres écrits ! Personnellement, j'ai beaucoup de mal à faire cela. On vous regarde d'un mauvais oeil: "pour qui elle se prend celle-ci?". 
Vous parlez d'un livre que vous avez lu il y a quelques semaines, qui vous a énormément plu, vous allez pouvoir développer, donner à vos amis l'envie de le lire, cela est facile puisque ce n'est pas vous l'auteur.
Mais votre ouvrage, vous avez écrit une histoire que vous avez aimé écrire... Mais comment en parler aux autres?
Comment faire en sorte qu'on ait envie de l'acheter? On a toujours au fond de soi le sentiment désagréable que, peut-être, on n'aurait pas dû...C'est cela qu'il faut chasser coûte que coûte mais c'est cela qui est incroyablement ardu.

J'en suis toujours à me poser la question?
Si quelqu'un pouvait m'aider, je suis attentive à toute aide.

Voilà, je termine ici ce chapitre un peu long, excusez-moi.
J'y reviendrai peut-être au cas où quelques détails auraient été malencontreusement omis.

Merci de votre attention.

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